"J'ai choisi de vivre heureux parce que c'est bon pour la santé."

Voltaire



14 avril 2014

Roc trespouzien

Pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps (voir compte-rendu de la rando de Bruniquel la semaine dernière), je vous vantais tous les avantages du 29 pouces. Ne voyez pas un retour en arrière mais dimanche dernier, nous étions à Trespoux pour le Roc trespouzien.

Trespoux-Rassiels (le nom complet) se trouve à 100km au nord de Toulouse, près de Cahors. On s'est donc levé tôt pour l'occasion mais le soleil aurait pu en faire de même car dans la brume matinale, il fait plutôt frais.

Nous partons sur le circuit de 25km (sur le papier mais près de 29km en réalité) car il s'agit du baptême de Véro dans une rando VTT. On ne force pas les choses et on verra que finalement, c'était bien suffisant, notamment avec les 760m de dénivelé positif...


Composé à 80% de petits singles à travers monts et vaux (ce n'est pas vache du tout), il n'y a pas vraiment de temps de récupération sur ce parcours. Montées bien raides, descentes parfois caillouteuses, on est aux origines du VTT et franchement, on se régale. Pour autant, c'est mieux de venir ici avec un minimum de condition physique.

Après une descente rapide et sinueuse dans les chênes, on rattrape une voie ferrée désaffectée. Du coup, on roule bon train. On y croise un vestige pavélolithique :

Ensuite, vient une longue montée où l'assistance électrique du VTT de la miss fait la différence. Mes jambes aussi. Du coup, on double mais je n'arrive quand même pas à la suivre. On attend un peu (mais beaucoup moins longtemps que la semaine dernière) Teddy, trop fier de ne pas avoir oublié son maillot cette fois-ci.

Single sur single, du pilotage comme on aime et ce qui est sûr, c'est que si on passe là, on passe partout.


Par endroit, on se croirait au Roc d'Azur. Rien que ça !

On trouvera également en chemin, un boxer tout content de courir à côté (mais plutôt devant) de sa maîtresse. Notre passage ne l'a pas trop déconcentré car les mollets de Teddy et de Véro ne sont pas assez appétissants et quand il a aperçu les miens, il ne se voyait pas tout finir. Bien plus sympathique ainsi.


On les perdra en traversant une rivière, le toutou décidant d'aller se baigner...


Ultime single sous les pins, avant une remontée de près de 7km vers l'arrivée. 
Sélectif le parcours !

Et parce qu'on l'a bien mérité, on accède au repas sous la halle, avec les habitués du coin, ainsi que tous les ingrédients qui vont bien pour qu'une rando soit réussie.

Pâté, soupe à l'oignon, camembert, fruit, tout y est. En même temps, bien que l'on ne soit pas passé dans les premiers, il est à signaler que lorsqu'on est arrivé au ravitaillement, tout était déjà plié. Mais on n'était pas non plus les derniers...

Alors oui, on y retournera car le coin et les circuits valent vraiment le détour. Mais avant d'attendre l'année prochaine, il parait que les 2 autres Rocs (Montcuq, les 7 et 8 juin et Cahors, le 22 juin) sont du même tonneau. Alors pourquoi pas si le calendrier le permet ?

D'ici là, on devrait en trouver d'autres dans la région et je ne fais même pas allusion à l'incontournable Randorallye de Nauviale (12) qui aura lieu le samedi 31 mai (promis, j'en reparle très bientôt...). 
Comment ? Vous n'avez pas encore réservé votre week end ? Franchement, ça frise la correctionnelle... 
Allez, sans rancune, les inscriptions, ça se passe ici : 

07 avril 2014

Les 2000 de Bruniquel

Dans la région, il y a plusieurs organisations cyclistes chères aux yeux des cyclistes toulousains. Autant "L'Ariégeoise" peut faire office de championnat du monde des cyclosportives, autant "Les 2000 de Bruniquel" compte comme le rendez-vous majeur des vététistes. "2000" étant, en mètres, le dénivelé positif du plus grand parcours. Même si la plupart des participants s'orientent sur les distances inférieures...


La météo clémente et les chemins relativement secs ont attiré beaucoup de monde. "Les 2000" de Bruniquel correspondraient-ils au nombre d'engagés en ce dimanche matin ? 

Culture Vélo Blagnac étant partenaire, il nous semblait opportun de faire partie du nombre. Je retrouve Teddy, Laurent et Christophe à 8h00 sur place. C'est tôt, très tôt, certes, mais c'est que l'après midi, il y a le Tour des Flandres à la télé et ça aussi, ça compte.

Nous partons sur le circuit de 50km. Avec 1400m de dénivelé positif, ça suffira pour un début de saison.
Laurent roule avec un Lapierre Zesty de prêt, Teddy étrenne son Orbea Rallon tout neuf et Christophe fait une tentative avec un Overvolt, le tout suspendu à assistance électrique de chez Lapierre. Pour ma part, ne changeant pas une équipe qui aurait pu (ou pas) gagner, je suis avec mon Trek Fuel EX 9. Franchement, il y a pire.

Tout se passait bien pendant les... 42 premiers mètres !
La pédale droite de Christophe décidant d'aller vivre sa vie...
 Chef, ce que vous êtes fort !

Heureusement, ça lui arrive au départ et on sera dépanné par un gars de l'organisation qui avait son VTT dans la voiture. On lui "confisque" sa pédale. Le temps de la réparation, Teddy et Laurent s'avancent.
Dans les 2 premières côtes, Christophe lâche les chevaux électriques, s'attirant un peu la jalousie des autres et les "Tricheur !" vont bon train. A un moment, je rattrape un petit groupe et je les entends discuter entre eux alors que je commence à les doubler. "- Tu as vu, il y en a un qui a un moteur ?" "- Oui, c'est fou !" Juste quand je les passe, un 3ème en rajoute : "- Tiens, encore un ! Ah non..." Les flatteurs.
Il est évident que nous sommes début avril et que j'ai près de 3000km au compteur depuis le début de l'année alors même si je suis lourd, je suis un "minimum" en forme et forcément, ça fait la différence. Pas trop de secret et du coup, j'en profite.

On revient assez vite sur Laurent et Teddy à la faveur de la deuxième côte de 2.5km (la première étant la traversée du village qui pique quand même...). Vient ensuite un profil descendant jusqu'au 15ème kilomètre. Ensuite, ça se complique... Tous les chemins n'ont pas séché et les 5km qui suivent sont interminables. Christophe taille la "route" et je tente au maximum de le suivre. Heureusement, il roule en mode "éco", histoire d'aller le plus loin possible avec la batterie... Je me régale avec mon 29 pouces. Pierres, boue, hors-piste, rien ne lui résiste. Sauf dans les parties où il y aura trop de monde à pied bouchant le passage, je passe. Pas toujours facile mais je passe. La dernière partie de la côte est un vrai bourbier et on monte capot ouvert. A pied.

On n'est pas les seuls.Teddy est en perdition et Laurent est bien content de l'attendre.

Certains ont pris certaines options bien particulières quant au matériel utilisé.
Pas sûr que ce soit le meilleur choix dans la boue...

On reprend une belle descente sur 3km. Et comme je suis dans un bon jour (techniquement et physiquement), je me régale aussi en descente et pour une fois, on ne m'attend pas. Teddy part à la faute en tapant un arbre avec son cintre. Il passe par dessus mais finalement, plus de peur que de mal.
Les 3km de la côte suivante lui seront fatals. Avec un peu d'entrainement, ça le fera à la prochaine rando...
Christophe et moi partons donc seuls pendant que Laurent et Teddy rentrent au plus court.
A partir de ce moment là, on s'enflamme un peu. On roule vite sur le plat, dans les descentes et même quand ça monte, ne s'offrant que très peu de moments de récupération.

On repasse par Bruniquel et on s'attaque à l'avant dernière côte. 3km de mieux dont la moitié sur le goudron. On double encore pas mal de monde mais Christophe ralentit progressivement... Panne sèche ! Il faut dire que depuis quelques temps, il n'avait pas vraiment roulé à l'économie.
Mais il a prévu une 2ème batterie et procède à l'échange standard rapidement. Et on repart de plus belle.

Les chemins de Bruniquel sont très caillouteux, voire empierrés. Avec un minimum de puissance, le 29 pouces avale toutes les irrégularités du terrain. Comment encore douter des avantages que ça procure ? Idem dans les descentes. Moi qui ne suis pas vraiment un casse-cou (casse-côte à la limite...), je passe partout sans hésitation. Quel régal.

Au dernier point culminant, on voit très bien le château de Bruniquel en contrebas. Pause/pose photo :

Arrivé sur le plateau, on s'en donne à cœur joie. A tel point que le bridage du VTT de Christophe à 25km/h le limite parfois. Ça me permet aussi de récupérer dans les faux plats descendants.
Une dernière descente avec des passages à -30% (!) - ce sont les soldes ou quoi ? - avalée rapidement et nous voici revenus au pied de Bruniquel. Pour ceux qui connaissent la montée du lavoir, ça pique toujours un peu à la fin. Nombreux sont ceux qui la montent à pied. Christophe m'attend mais l'assistance dans les côtes l'a réconcilié avec Bruniquel. Avec les 2 premières heures à 8.2km/h de moyenne, on finira quand même à un peu plus de 14. Correct.



Et pour ma part, j'ai trouvé quelqu'un pour discuter dans les montées ! Ça m'était déjà arrivé une fois avec Maryline mais on s'était fait gronder par le gars devant nous parce que lui, n'arrivait même pas à respirer ! 
Comme avait dit gentiment Cédric (un ancien collègue qui fera son baptême de Nauviale fin mai) : "- Sylvain, il a 3 poumons : 2 pour respirer et 1 pour parler !" 
Merci Dame Nature !

On retrouve Teddy et Laurent à l'arrivée. On finit cette belle "matinée" par un aligot maison (Pfffff ! Même pas de photo !) et on se dit que si on avait eu droit à une "petite" bière, on aurait pu finir ça par les "Demis de Bruniquel" !

En tout cas, très belle organisation de la part de Charlie et de toute sa bande (non, ce n'était pas Drôles de dames) avec de magnifiques parcours, rappelant que le VTT dans ce coin, permet vraiment de se faire plaisir et d'en apprécier toute la quintessence même si les côtes sont exigeantes. Alors, promis, on reviendra.

P.S. : Et comme si la journée n'était pas assez belle, Cancellara a encore fait parler la poudre en s'imposant de fort belle manière sur le Tour des Flandres, pour la 3ème fois. Et pourtant, il avait une pancarte visible depuis la Lune. Quel talent ! Quel moteur ! Et certainement pas celui qu'on n'a jamais trouvé dans son cadre...

01 avril 2014

6 mois sabbatiques et tour du monde...

Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête et comme à chaque fois qu'il y a l'idée (comme Johnny), je n'arrive pas à faire autrement que de la réaliser pour apaiser mes tracas.

A 45 ans, je viens de prendre la décision de poser 6 mois sabbatiques et de partir faire le tour du monde (ou presque) ; à vélo, bien évidement. Tant que j'ai encore la forme, c'est le moment de le faire.
Mon boss est d'accord alors je viens partager avec vous ce défi ultime (et encore, à voir...).
Plutôt qu'un tour du monde où tout n'est pas forcément évident, j'ai l'ambition de traverser 3 continents. Rien que ça.
 
Tout d'abord, je m'attaque à la traversée des États-Unis (juillet/août, vous me raconterez le Tour de France à mon retour), entre New York (j'y suis déjà été allé...) et Los Angeles. Mine de rien, près de 5000km en 45 jours (je pars sur une base de 20km/h de moyenne), "ça va mettre en cannes !" comme on dit. 
Un des avantages du congé sabbatique, c'est de ne pas avoir de pression ou de contraintes concernant la date de retour. Si je dois rouler moins vite, ce n'est finalement pas trop grave de prendre quelques jours de plus et de profiter du voyage.


Après un "peu" de repos, fin septembre/début octobre, ce sera au tour de l'Europe avec un Lisbonne-Istanbul. Là aussi, 4000km et 200h au programme. Presque facile.


Enfin, en décembre puisque ce sera l'été là-bas, je m'attaquerai à l'Australie. D'Est en Ouest, ce sont un peu plus de 4000km qui m'attendent. Un mois de plus à pédaler. Correct.

 
Alors bien sûr, il va y avoir un "peu" de préparatifs pour ces grands voyages mais ce qui est certain, c'est que le jeu en vaut la chandelle. Il me semble.

Bien évidemment, en venant régulièrement sur ce blog, vous saurez tout de ma préparation et, comme d'habitude, je vous tiendrai au courant de mes péripéties en temps "réel".

A très bientôt, de par le fait...

19 mars 2014

Bike Snob

Il y a des fous partout. Des fous de (du) vélo, un peu moins.
Mais là, j'en ai trouvé un bon. 

Eben Weiss est un cycliste new yorkais pour qui le vélo est plus qu'un sport ; il s'agit avant tout d'une philosophie au quotidien. D'une culture. Quelques soient les conditions climatiques, quelque soit l'avis des autres, il pédale. Et ce monsieur, qui écrit tous les jours (et plusieurs fois par jour...) sur son blog, vient de sortir un livre : "Bike Snob.  Chroniques d'un fou du vélo."


Et franchement, je me suis régalé à le lire. D'abord parce que, en toute modestie, je me suis retrouvé dans beaucoup de ses pages. Sa manière d'écrire, de décrire, avec humour (c'est vraiment très bien traduit) les origines du vélo, les raisons d'en faire, les divers pratiquants, comment survivre à vélo (!), etc...

Allez, pour vous donner encore plus envie, voici quelques extraits :

"Il existe un test très simple qui permet de distinguer une Invention Vraiment Géniale d'une banale trouvaille. Ce sont les Amish. (...) Les Amish font du vélo. Et pour moi ça veut tout dire. Ca veut dire que les Amish ne sont pas complètement fêlés. Ca veut dire qu'il y a peut-être de l'argent à se faire en se laissant pousser la barbe pour infiltrer, à la Harrison Ford, leur communauté et ouvrir une boutique "Au vieux vélocipède". Mais ça veut surtout dire que le vélo est une invention Vraiment Géniale..."

"Cycliste (nom) : personne qui se déplace à bicyclette même lorsqu'elle n'est pas obligée de le faire."

" Bien sûr, il existe pléthore d'activités récréatives qualifiées de "style de vie" par ceux qui les pratiquent, mais je n'en vois aucune qui soit aussi utile que le cyclisme. Par exemple, le surf est récréatif et c'est un mode de vie, mais il est difficile de se rendre à son travail sur une planche de surf. Et même si vous vivez dans un bungalow, que vous êtes prof de surf à quelques centaines de mètres de là et que vous pouvez, techniquement, aller travailler en surf, vous ne pouvez certainement pas faire un détour chez l'épicier en rentrant chez vous."

"Les vététistes ont aussi tendance à avoir un bide à bière et du poil aux jambes, ainsi que des tatouages de chaines, de reptiles et de caractères chinois - et encore, je ne parle que des femmes."

 "Dieu est un mec génial dont les voies sont aussi impénétrables que des manettes de vitesse SRAM Red."

"N'ayez jamais peur de faire du vélo. Quand vous aurez compris que tout le monde veut vous tuer par simple ignorance ou par vanité démesurée, vous prendrez déjà un avantage déterminant. (...) Le vélo affûte l'esprit de la même manière qu'il renforce le corps. Vous avez même un avantage sur les automobilistes, comme les souris préhistoriques avaient un avantage sur les dinosaures (vous pouvez apercevoir une souris dans votre cuisine, mais vous n'y verrez jamais un brontosaure)."

"Je suis toujours surpris de voir tant de cyclistes rouler la nuit sans éclairage. (...) Outre les bicyclettes, les seuls autres objets circulant à grande vitesse sans phares sont les obus, les balles et les bombes, tous conçus pour foncer dans les gens sans prévenir. A moins que ce ne soit aussi votre objectif à vélo, utilisez un éclairage."


"Les vélos n'ont pas d'âme. (...) Car dès le moment où vous commencez à attribuer une âme à votre vélo, vous le traitez comme un être vivant. Vous le choyez, vous lui accordez toute votre attention et vous finissez par avoir peur de l'utiliser."

"Voici des exemples de choses auxquelles vous ne devez pas attacher votre vélo :
- Tout ce qui est attaché à un autre objet ;
- Les petits poteaux d'où votre vélo peut être soulevé ;
- Les grillages ;
- Les jeunes arbustes ;
- Les sculptures de glace ;
- Tout objet en forme de C ;
- Les voleurs ;
- Le vélo lui-même."

"Pour une raison qui m'échappe, il est devenu acceptable de rouler sur un pignon fixe avec le cintre à nu. C'est ridicule : on a besoin de la guidoline. Est-ce que vous sortiriez avec un pantalon en cuir sans sous-vêtements ? Peut-être si vous êtes Jim Morrisson. Mais vous n'êtes pas Jim Morrisson (et je le sais puisqu'il est mort, notamment parce qu'il ne portait pas de caleçon sous son cuir)."

"Les garde-boue sont l'un des meilleurs investissements que vous puissiez réaliser pour votre vélo. (...) Trop de monde fait l'erreur de penser que la pluie ne mouille que par le haut, mais à vélo, les roues projettent plus d'eau du sol qu'il n'en tombe du ciel. (...) En d'autres termes, si vous en êtes équipé, vous êtes en mesure de rouler deux fois plus, puisqu'il faudrait qu'il pleuve deux fois plus fort pour que vous restiez enfermé."

"Alignez toujours les informations du pneu et la valve. (...) Personnellement, j'adhère à cette règle comme la gelée adhère à la carpe farcie et je considère qu'une roue mal alignée est aussi irritante qu'une étiquette qui dépasse d'un t-shirt."

"Le cyclisme ne s'adresse pas à tout le monde. Mais en même temps, de nombreuses personnes ne se rendent pas compte que le cyclisme est fait pour elles."

En fait, je vous avoue sincèrement que je me suis retenu de ne pas recopier tout le bouquin... Donc voilà, vous savez tout ou presque. Vous avez envie de passer de bons moments ou vous avez envie de faire plaisir à un cycliste (ou quelqu'un(e) en passe de le devenir), le cadeau idéal n'est pas loin.

En attendant d'acheter le prochain livre d'Eben Weiss (il y en aurait 3...), je vais lui écrire (via son blog) pour lui dire qu'il ne s'inquiète pas, il n'est pas seul.

Et puis quelqu'un qui roule sur le bitume avec un vélo de cyclocross équipé de garde-boue ne peut pas foncièrement être mauvais...

17 mars 2014

La Baraque de Turq

Pour tous les Aveyronnais et plus particulièrement, les cyclistes habitant près de Rodez, la route entre la préfecture et Laissac, est un passage incontournable. 
Il s'agit d'une des rares routes plates de la région et l'hiver, elle constitue un idéal terrain d'entrainement même si le trafic automobile y est de plus en plus dense.

En cadet, j'y faisais du pignon fixe et à partir de junior, pour préparer les grands objectifs (contre la montre et piste), j'y passais derrière le scooter conduit par mon père.
Combien de fois ? Je n'en sais rien mais grosso modo, plusieurs dizaines de fois par an. Pas de quoi rebaptiser la route quand même.

A l'aller comme au retour, le point culminant est matérialisé par le hameau "La Baraque de Turq". Lorsque l'on passe à l'aller, la pente est un peu plus douce et ça passe bien mais au retour, après de longues minutes passées au-delà de 180 pulsations, les cuisses s'enflammaient assez rapidement et les 4 ou 5% sur 500m, ressemblaient vite à l'Alpe d'Huez...

Et le but, tout au long des sorties, c'était de passer de plus en plus vite au sommet.
De mémoire collective, je n'ai jamais réussi à dépasser les 60km/h (59.8 exactement) et franchement, ce n'était pas faute d'avoir essayé.

J'y suis repassé récemment, en voiture, et cette fois-ci, je me suis arrêté faire la photo du panneau de cet endroit que l'on surnomme : le Col de la Baraque de Turq... 


26 février 2014

1ère classique de printemps : Saint-Jory - Limoux

A Limoux (Aude), a lieu chaque année, le plus long carnaval du monde ! Rien que ça.
De janvier à mars, tous les week ends pendant 3 mois, défilent des zouaves costumés, en musique. Il fallait que j'aille voir ça et je n'ai pas l'intention de faire banquette...


Et puisque Limoux n'est qu'à 115km de chez moi, autant y aller à vélo (comme on n'est qu'en février et que ma condition physique ne me le permet pas encore, je rentrerai en voiture). Le parcours est relativement plat sauf sur les 20 derniers kilomètres où seuls, quelques vallons devraient ralentir ma progression. Et encore.
Pour l'occasion, je prends le Supersix, revenu de garantie il y a 15 jours mais avec lequel je n'avais pas roulé pour cause de "route mouillée".

Départ à 7h20, le soleil n'est pas encore levé mais on y voit clair. De toute façon, en partant par le bord du canal, pas besoin d'éclairage à cette heure-ci. Seuls quelques ragondins et quelques canards trainent. Je rencontre aussi 2 hérons, bien content que le canal soit vidé en partie. Ils ont pieds. Il y a bien aussi des cormorans mais eux, je ne les aime pas. Le ciel est bleu, le vent, même s'il est de face, est faible. What else ?

Celui ou celle qui trouve que l'on ne peut pas bien circuler dans Toulouse devrait tenter le dimanche matin à 7h45... Franchement, c'est un régal. Arrivé au Grand Rond, je bifurque à gauche pour prendre le canal à hauteur du Pont des Demoiselles. Pas venues m'encourager, les vilaines !

Une fois la Fac de Rangueil desertée passée, je passe devant Port-Sud. Un avant-parfum de Méditerranée...

Je ne le répèterai jamais assez mais j'aime ce canal. Histoire, rencontres, magie de l'ouvrage, je ne m'en lasse jamais.
Je m'arrête à l'écluse de Gardouch pour faire le plein d'eau.

Le bord du canal n'est pas goudronné après Port-Lauragais. Du coup, je sors à Avignonet-Lauragais, au pied des éoliennes. Quelques kilomètres, je passe devant l'obélisque de Monsieur Riquet, qui, j'avoue, aurait peut être mérité quelque chose de plus grand...
Clin d’œil de la lune...

500 mètres plus loin, sur le grand plateau, je passe mon premier col de la saison. A 189m d'altitude, rien d'exceptionnel non plus. Juste en dessous du panneau, la fameuse rigole. Moi aussi.

Etape suivante, Castelnaudary. C'est peut être un peu fayot de s'y arrêter mais comme ça gaze et que je n'ai pas un pet de travers (quoique), j'en profite. Il n'y a pas eu de fête la veille et point de cas saoulés dans les rues. De plus, ici, les étrangers sont légion...
Je reprends ma route via Villasavary (belle ligne droite qui aurait raison des gens qui doutent). Le vent se lève. Les vallons semblent de plus en plus profonds et il me faudra parfois remettre le petit plateau pour en sortir. On n'est encore qu'en février...



A 12h30, je suis à Limoux. Avec quelques arrêts, à près de 29km/h de moyenne, je trouve que ce n'est pas si mal finalement.


Vue sur l'Aude...

Et comme il fait beau et doux, rien de mieux qu'un repas en terrasse, à la Tantina. Allez-y de ma part et demandez Mélanie. Arnaud est à la cuisine et je vous promets que vous ne serez pas déçus...



Avec "l'aide" d'un jeune Spiderman local, j'ai même fait une tentative de camouflage (ça marchait bien avec Rambo dans la jungle des Vièts !) mais il y a encore de la marge...


10 février 2014

Histoire d'O

C'est la Saint Arnaud, je me lève tôt et il fait beau. Je pars donc à vélo et vois le soleil se lever sur l'eau... Photo.


En revanche, la tempête se lève et même si j'aplatis le dos, j'avance comme un escargot. Arrivé au point le plus haut, je prends le vent dans le dos et je roule comme une moto. 
Par contre, il tombe des seaux d'eau, je suis trempé jusqu'aux os. 
Fallait croire la météo...

09 février 2014

Mes panoramas 2013

J'avoue que depuis quelques temps, je me régale avec la fonction "photo panoramique" de mon smartphone. Pas toujours d'une excellente qualité (quoique...) mais toujours représentative d'un lieu qui a eu le mérite de me faire briller les yeux.

Et si vous cliquez sur l'image, elle s'affichera encore plus grande...

Pays de Galles

 Pays de Galles

 Bozouls (Aveyron)

Whistler (Canada)

Whistler (Canada)

Whistler (Canada)

Whistler (Canada)

Whistler (Canada)

Whistler (Canada)


Toulouse

Narbonne - Plage

Culture Vélo Blagnac

Yankee Stadium (New York)

New York

New York